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Je quitte Paris pour m’installer au Canada

26 mars 2019

Qu’on se le dise tout de suite , j’aime la France et Paris en particulier, ceci n’est pas un ras-le-bol mais une GRANDE décision longuement réfléchi.  Je vous explique tout, comment, quand mais surtout POURQUOI ! Pour les retardataires je vous mets le lien de mes trois articles sur mon expérience Canada en solitaire durant trois mois en visa touriste et oui car je ne suis pas une novice en la matière (blague à part).

Je pars au Canada /1

Je pars au Canada /2

J’ai voyagé seule en Amérique du Nord pendant trois mois

Trois mois, c’est le temps que je suis partie en Visa touriste pour me faire ma propre idée et expérience de vie au Canada.

Trois mois, c’est le temps qu’il m’a fallu pour vous l’annoncer, pour que l’idée, le projet naisse et fleurisse dans ma tête. Vous l’avez donc compris :

J’ai obtenu mon Visa pour partir travailler au Canada.

Je suis rentrée le 31 décembre 2018, je me souviens encore de cette sensation de phase spatio-temporelle, après avoir traversée le Canada et les Etats-Unis seule. J’étais à Vancouver et en un claquement de doigt je me suis retrouvée dans le RER B à Paris, dénuée de tout sentiment (joie ou tristesse) seule ma fatigue, et mes souvenirs dans cette grande valise. Il fallait apprendre à se réadapter à cette folle vie Parisienne. C’est fou car je parle d’adaptation dans le Pays dans lequel je suis née et où je vis depuis maintenant 27 ans. Contrairement, à l’Amérique du Nord où je n’ai jamais eu ce sentiment de devoir m’adapter, dès le premier jours j’avais adopté le Canada, ou le Canada m’avait adopté je ne sais trop.

Bref, revenons sur LE sujet, après une première demande de visa travail en 2018 qui m’est passé sous le nez, je retente ma chance pour 2019. Je m’en souviens comme si c’était hier, j’étais dans un café coworking à Toronto avec mon petit MAC, décembre 2018, BIM dossier envoyé, j’y crois sans y croire, je passe à autre chose et je continue mon voyage touristique.

Ce qu’il faut savoir sur le visa travail au Canada :

C’est un PVT (permis vacance travail) qui vous permet de travailler sur le sol Canadien pour deux ans. Vous l’obtenez uniquement grâce à votre chance, c’est un tirage au sort. Vous montez votre dossier et il est balancé dans un « bassin » avec les autres demandes, il y a des tirages aux sorts, certains attendent depuis plusieurs années, certains l’ont dès les premiers tirages. Pour ma part je ne l’ai pas eu en 2018 ( 9 mois avant de l’obtenir).

Pour que vous vous fassiez une idée de la jungle dans laquelle on se lance avec ce PVT, bilan 2018 :

7950 places attribuées pour 20.650 demandes de candidats Français

Voila, voila 

Vous trouverez toutes les infos sur ce site PVTISTES

Deuxième semaine de Janvier à Paris (deux semaines après mon retour en France) 7 heures du matin :

Je me réveille, j’ouvre mes mails par automatisme « Vous avez reçu une invitation pour votre Visa Canadien ». Bon, je me rendors on verra plus tard. 

7h15 WHAT ????????

Déboussolé, je pleure, je rigole, j’ai peur, je préviens tous mes amis, mes parents, ma soeur…

C’est au moment où on s’y attend le moins, que les choses arrivent. Je me souviens de cet article que j’ai écrit à Vancouver fin décembre où je dis que je ne sais pas de quoi sera fait demain, mais que je ne pense pas faire un gros voyage en 2019. C’est fou, la vie.

J’avais besoin de temps, plus que je ne l’imaginais, pour faire naître et mûrir cette nouvelle en moi. C’est une décision, une GRANDE décision et je n’y étais pas vraiment préparé. On ne parle pas de trois mois en solitaire, on parle de tout laisser tomber, quitter la France et s’installer sur un autre continent ! Je l’ai tellement espéré, rêvé et souhaité que j’avais l’impression que cela n’était encore qu’un rêve (j’en ai encore l’impression).

Je ne voulais pas balançer cette nouvelle comme ça, c’est comme si j’avais voulu le garder pour moi, comme un bébé qu’on protégerait, on appelle ça un projet. Aujourd’hui je voulais l’annoncer au grand jour, ça peut paraître gros ce que je dis, mais on n’annonce pas quelque chose comme ça sur un coup de tête et sans rien avoir préparé. J’ai une famille, des amis et mon réseau professionnel en France, que je vais devoir « quitter ».

Quand ?

Je n’ai ni point de chute, ni date.

J’ai tout de même un grand coup de coeur et des amis qui m’attendent à Vancouver, ce sera sûrement ma première escale. Je privilégie une ville Anglophone, j’ai cependant des pistes dans certaines villes, je ne m’avance pas, je laisse le temps et le destin s’en charger, je suis absolument mobile et free. Je compte d’ailleurs en profiter pour bouger un maximum dans le pays.

Ma deadline : Août 

J’ai des obligations familiales début août, après cela je quitte la France.

Pourquoi ?

Dois-je vraiment expliquer pourquoi je décide de saisir mes chances, mes opportunités de carrière et expériences riches en vie ? 

La liberté, la vie, l’opportunité, la richesse personnelle, la découverte, la culture, la chance, les rêves, la carrière, les projets.

Sur le CV d’une vie, cette nouvelle expérience ne sera que plus belle et enrichissante. 

Je compte bien me donner toutes mes chances dans le cinéma, dans le mini Hollywood Canadien ou ailleurs, là où je continuerais à être heureuse et à grandir professionnellement et personnellement. 

Je ne sais pas si et quand je reviendrais en France, je me laisse toutes les portes ouvertes, ça s’appelle la liberté.

Je m’explique, si je dois revenir au bout de six mois, je reviendrais. Si je dois revenir au bout de deux ans, de même, si je dois poursuivre ma vie sur le sol Américain ou ailleurs ce sera le même cas et si je ne dois jamais revenir, je ne reviendrais jamais.

Ce qui me fait le plus « mal » dans ce choix, c’est de quitter Paris ma ville de coeur, ma ville d’adoption. Je l’aime tellement, mon Paris. Il faut savoir quitter les choses qu’on aime pour pouvoir continuer à grandir et à s’enrichir. Je quitte Paris sans vraiment partir, je reviendrais peut-être un jour avec un énorme bagage pour mes futurs projets en France, je ne sais pas, je ne veux pas savoir. Je veux être heureuse dans le moment présent et continuer à l’être.

On regrette moins d’être monté dans le train que de ne pas l’avoir pris.

 

Je vous amène donc de nouveau très bientôt avec moi au Canada !

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