Blog Humeurs

Paris ma ville d’adoption, Toulouse ma ville natale

7 janvier 2018

Comment ne pas revenir sur deux merveilleuses années de vie Parisienne mais aussi sur ma décision de quitter ma ville natale Toulouse et sur ce que j’en pense à ce jour…

Alors voilà, nous sommes le 2 janvier, je suis en vacances dans ma ville natale, aujourd’hui le temps du Sud-ouest est gris et Toulouse tu m’ennuies. Le temps est venu de vous parler de mes deux villes, de mes deux vies…

C’est en septembre 2015 que je prends un aller simple pour Paris, sur un coup de tête oui, seule, sans familles ni amis là-bas pour m’accueillir, c’est évident je ne connais personne et ma famille je la laisse derrière moi. Je m’étais trouvé une petite collocation dans le 11ème quartier sympa entre Pere Lachaise et Gambetta. Très rapidement je postule à des dizaines et des dizaines d’offres d’emplois, j’ai eu des réponses très positives dès les débuts, c’était la folie je ne savais plus où donner de la tête je n’avais plus qu’à choisir l’entreprise de mes rêves. C’était nouveau pour moi car à Toulouse dans le domaine dans lequel j’étais (esthétique/parfumerie) il n’y avait AUCUN emploi de libre, vraiment aucune offre et je sais que c’est toujours très compliqué actuellement…

J’ai donc choisi une entreprise florissante, un nails bar OPI. Sublime petit salon dans un de mes quartiers favoris dans le 14ème Denfert Rochereau, ha… j’en ai encore des étoiles plein les yeux. J’étais si heureuse chaque matin de prendre le métro et de traverser la rue Daguerre avec tous ses marchands et traiteurs aux produits frais de saison, regarder les vitrines des petites boutiques Parisiennes. Retrouvez mes deux adorables collègues (coucou Marion et Sarah ;)) ainsi que nos clientes habituelles. Je flânais dans les boutiques de l’avenue du Général-Leclerc à ma pause. Lors de mes repos je sillonnais la capitale, seule avec mon petit plan de Paris et mon appareil photo. Bref, j’étais heureuse.

Deux semaines à peine après mon arrivé à Paris, je rencontre Raphaël et nous ne nous sommes plus quitté ou presque 😉 c’est fou cette rencontre et ce que nous réserve le destin… Nous avons rapidement aménagé ensemble, j’ai donc quitté ma petite collocation en avril 2016, sept mois après mon arrivé à Paris. Nous vivons désormais en banlieue sur de Paris, à 3km de la première porte de Paris.

En avril 2016 je décide également de quitter mon travail chez OPI qui me rendait si heureuse dans mes début, mais qui avec le temps ne me convenait plus autant, je suis une personne qui s’ennuie très rapidement et qui tombe vite dans la routine, je n’ai jamais su m’épanouir dans un travail et trouver la stabilité que je cherchais jusqu’à … ce que j’intègre l’académie MAKE UP FOR EVER en septembre 2016. Ce jour là, ma vie a basculé, oui c’est vraiment le mot. Je ne vais pas revenir sur tout mon parcours car je vous en ai déjà beaucoup parlé dans CET ARTICLE.

L’année 2017 à donc était la plus belle année de ma vie, sur le plan professionnel mais aussi personnel. J’en suis heureuse et je pense que 2018 VA ETRE EXCEPTIONELLE.

Certaines phrases sont encore ancrées dans ma tête…

« Tu n’y arriveras pas, tu arrêteras et tu abandonneras comme tu as toujours tout abandonné. »

« Tu ne t’y plaira pas à Paris. Tu reviendra ici. »

« Je te laisse trois mois à tout casser avant que tu rentres. »

Ce sont des paroles de personnes que j’aime énormément. Aujourd’hui c’est avec fierté que je leur ai prouvé qu’ils avaient tort, je ne leur en veux pas. Si je vous fais part de tout ça c’est pour vous prouver que vous êtes seul décisionnaire de votre vie, personne ne le fera à votre place, votre réussite vous ne la devrez qu’à vous-même. Attention, je ne dis pas que je n’ai pas été entouré j’ai eu beaucoup d’encouragement et de soutien, mais certaines personnes ne vous en pense pas capable, puisque eux-mêmes ne le sont pas. Vivez vos rêves, foncez même si vous êtes seule à y croire, croyez en vous. Rien n’est impossible, je le pense vraiment, avec de la persévérance et de la patiente, beaucoup de patience. JAMAIS je n’aurais pensé être ici à Paris et vivre de ma passion, mais j’ai toujours su que quelque chose de bien m’arriverait car j’en avais la motivation et la conviction. Un seul mot, n’abandonnez jamais…

Dons non, je ne reviendrais pas et cela m’amène donc à …

TOULOUSE

Oh Toulouse, je t’aime mais… c’est comme si tu n’avais jamais été faite pour moi, toi et moi on à plus grand chose en commun, enfin je te trouve exceptionnelle comme avant mais tu m’ennuies tellement maintenant que j’ai goûté à Paris. Il faut savoir que cela fait deux ans que je reviens tous les deux/trois mois à Toulouse car j’ai toute ma famille et mes amis là-bas, donc j’y reviendrais toujours mais… peut-être moins qu’avant. Je n’ai plus le même enthousiasme et la même excitation à revenir. Il est temps de couper le cordon et d’accepter d’avoir pris la décision de vivre ailleurs, cette ville ne m’apporte plus rien à part ma famille et mes deux/trois amis et quelques copines. Je suis peut-être dure, mais c’est ainsi que va la vie, on grandit nos chemins se séparent et j’ai pris ma route il y a bien longtemps, mes vrais amis sont resté. Je savais à l’avance qui resterait et qui partirait mais je n’en veux à personnes, une fois de plus c’est ainsi qu’est la vie. J’aime ma famille plus que tout au monde, ils sont numéros un dans ma vie mais les voir tous les 3 mois et les quitter ensuite est quelque chose de déchirant pour moi, et je suis bien trop sensible, il est temps d’accepter d’être partie. 

Et vous ? Avez-vous quitté vos proches ? Comment le vivez-vous ? Ou dans le cas contraire comment vivez-vous le fait qu’une personne que vous aimez ai fait le choix de partir ?

J’aimerais beaucoup avoir vos retours, aujourd’hui j’ai besoin d’en parler.

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5 Comments

  • Reply La londonienne 8 janvier 2018 at 9 h 23 min

    Cette article correspond tout à fait à ma situation actuelle également et je comprends tout à fait ton sentiment. Pour ma part, j’ai fait le choix de quitter un pays, il y a maintenant 3 ans jai quitté la belle Côte d’Azur pour aller m’installer à Londres, ville ou je n’avais encore jamais mis les pieds. À ce moment là, après mes études et plusieurs voyages, j’avais un besoin essentiel de partir, rien n’aurait pu m’en empêcher. Ma famille a vu combien cela me tenait à cœur et m’ont soutenu malgré tout. J’avais le même sentiment que toi il y a encore 1 an mais je t’avoue que aujourd’hui ca a changé. Pour ma part, Londres m’a apporté tellement, ma fait grandir, me découvrir, mûrir et prendre les bonnes décisions. Londres m’a permise de me connaître vraiment, mieux car on ne se connaît jamais vraiment à fond, de m’accepter, de m’aimer surtout. Cela m’a donner l’opportunité d’évoluer comme je voulais en tant que personne, et ca ma fait rencontrer mon chéri aussi, anglais et perse qui lui a une mentalité opposé à la mentalité française. Tout est possible, il faut croire en soit, en ses rêves être positif, faire ce qu’on aime … un bien fou de rencontrer une personne comme ça.
    Mon entourage a fini pas accepter Londres sur le long terme et, mon bonheur ici, ils sont tous venu me rendre visite et ont adoré.
    Mais aujourd’hui je me sens prête à retourner dans le sud de la france, jai envi de profiter de mes proches, du soleil, de la qualité de vie que Londres ne pourra pas m’apporter car certaines choses n’ont pas de prix comme la mer, le soleil ou des produits de qualité, ma famille, mes amis. Le métro aussi…
    Le cap des 3 ans lol
    Je ne sais pas si j’y resterai toute ma vie mais pour ma prochaine étape oui, mon chéri à très envi d’y aller aussi on sera entre les deux.
    Cela nous ressemble et nous plairait beaucoup en pense.
    L’important c’est que tu sois heureuse.
    Bonne journée à toi 🙂

  • Reply Emile 8 janvier 2018 at 7 h 13 min

    Je suis partie de mon Isère natale en septembre 2016 pour faire un bts Bioanalyses et contrôles en Bretagne. J’etais à une période de ma vie compliquée sur le plan relationnel et mental j’ai voulu me barrer loin.
    J’ai longtemps aimé la Bretagne mais le climat est trop différent, j’ai eu mon premier mal de pays en février 2017 quand il a tant neigé chez moi et rien là-bas.. C’est idiot. De plus cela coûte cher de partir loin, je sais que l’argent est tabou et c’est dommage mais toi au niveau financier tu es partie totalement indépendante où tu as pu bénéficier d’une aide financière ?
    Car je t’avoue même en ayant bossé un an avant de partir et même avec la bourse, être juste étudiante sans aucune aide financière de mes parents car ils ont déjà du mal à boucler leurs fins de mois c’est très compliqué de partir loin de sa famille du point de vue financier.
    Et je pense qu’il faut certaines épaules pour partir et rester, dans mon bts je me suis fais des amis c’est cool ça m’a remis sur pieds, mais aujourd’hui non je me rends compte que la Bretagne ne sera pas mon futur domicile de vie, je suis beaucoup trop sicilienne (pardon pour le cliché) pour partir trop loin de ma famille, sans parler de rester vivre telle une Tangui chez ma mère ^^ mais j’ai trop ce besoin de les avoirs prêt de moi.
    Quand à avoir des proches qui sont partis loin, j’ai eu ma cousine et son copains partis 1 an en Australie, j’ai été vraiment contente pour eux mais je crois que j’ai pas du arrêter de prendre de leur nouvelle ? tellement j’avais peur pour eux.
    Pourtant j’aime aller loin et découvrir l’ailleurs et je pense qu’il y a ceux qui partent vivre loin de leur terre natale pour se trouver un nouveau confort car l’ancien offert ne leur convenait pas et qui y arrive et il y a ceux qui aiment bien le confort rassurant de leur région natale car oui partir ça fait peur surtout quand on a personne à destination ça vous force à devenir indépendant et à savoir qu’on a pas toujours quelqu’un pour nous aider.

    En tout cas là où je t’admire vraiment c’est que tu as su qu’un truc bien allait m’arriver malgré le fait qu’on te disais que tu allais abandonner.
    Je t’admire car cette étape de ton parcours résonne vraiment en moi, et à un moment de ma vie où je suis juste KO ça résonne et ça fait du bien d’entendre résonner.

    Merci pour cet article ?

  • Reply deltreylicious 7 janvier 2018 at 21 h 03 min

    Il paraît que c’est sympa Toulouse, j’aimerai bien y aller un jour !

  • Reply Lucie 7 janvier 2018 at 16 h 58 min

    Joli article doux et sincère, ça me rappelle un peu mon histoire. J’ai mis plus de temps que toi pour lancer mon blog (sur le minimalisme) et il devient peu à peu ma seule source de motivation, mon exutoire. Tu as bien raison de croire en toi. Je te souhaite une belle année.

  • Reply La Chouette Nocturne 7 janvier 2018 at 16 h 48 min

    Ton article est très touchant. Je ne commente jamais, mais là, ce que tu as écrit résonne en moi. Je suis partie de ma région pour aller plus loin, vers les côtes. Je suis en bord de mer, à la campagne, je ne suis pas du tout une fille de la ville. Je n’ai que mes parents, ils sont à 2h30 de route et je n’ai pas forcément les moyens de faire le trajet souvent. J’essaye quand même de les voir 1 fois par mois, mais c’est vrai que le carburant coûte cher. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que mon père est âgé et pas en très grande santé et je ne suis pas près de lui si jamais il lui arrivais quelque chose. J’avoue que ça m’angoisse, donc je l’appel souvent, mais il est de la vieille école. Les hommes de cette époque ne montrent pas leurs sentiments, leurs émotions et encore moins leurs problèmes. Sauf qu’avec une maladie cardiaque, ce n’est pas bon de tout garder pour soi. Néanmoins, j’adore ma vie là où je suis, je ne voudrais pas retourner dans mon ancienne région. Ce serait inconcevable. Alors, je te comprends quand il s’agit de quitter ses proches pour retourner à sa vie, c’est dur, ça fait mal au coeur et ça rend triste. Mais, notre bonheur est primordial et je pense que ceux qui nous aiment vraiment, saurons accepter notre départ et attendrons avec patience et amour notre retours.

    Je te souhaite pleins de bonnes choses pour cette année 2018, puisse tes rêves (même les plus fous) se réaliser. Garde confiance et courage !

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